Célébrités

Omar Sy et Shirine Boutella nous racontent leurs souvenirs de tournage de “Lupin”

Madame Figaro. – Le grigri que vous avez gardé du tournage…
Omar Sy. – J’en ai plein, mais il y a avant tout une paire de baskets. Une paire de Nike Air Jordan noire et orange.
Shirine Boutella. – Pour moi, c’est plus une expression, que je ne disais jamais avant. C’est “chanmé”. Tout le monde passait son temps à dire ça sur le plateau, surtout Soufiane (Guerrab, un autre acteur de la série, NDLR). Je ne suis pas très verlan et quand je rentrais chez moi le soir, mon mari me disait “mais qu’est-ce qui t’arrives à dire “chanmé” tout le temps ?”…

La scène que vous avez dû tourner 92 fois…
S. B. – J’ai beaucoup beaucoup couru, notamment dans la séquence au jardin du Luxembourg. Il y a plein d’angles, plein de prises de vue, et j’ai passé une journée entière à courir. Je n’avais aucun dialogue, juste des répliques où je hurlais “Arrête toi ! Arrête toi !”.

L’instant de gloire, ce moment où vous avez été super fier(ère) de vous…
O. S.- Je crois que c’est tous les matins. Il faut comprendre un truc, c’est que tourner “Arsène Lupin”, à Paris, dans les conditions dans lesquelles où on l’a fait, malgré le Covid, avec une équipe incroyable, ultra-compétente, c’était incroyable. Quand je me levais, que j’allais dans ma loge, que je mettais les fringues pour jouer ce personnage, c’était juste kiffant. Après, les scènes au Louvre avec les beaux costards, c’était cool aussi.
S. B. – Le plaquage réussi où j’ai dû réaliser des mouvements bien précis pour que ce soit crédible. On avait un cascadeur avec nous qui était vraiment de la police et qui nous faisait faire les bons gestes. J’étais très fière de moi à la fin quand j’ai vu le résultat, je me suis dit “ah ouais j’aurais pu être flic en fait !”.

“Lupin, dans l’ombre d’Arsène”, la bande-annonce

La réplique que n’avez pas oubliée…
O. S.- «Vous m’avez vu mais vous m’avez pas regardé». Je trouve que ça claque bien.
S. B. – Je n’ai pas eu des choses très compliquées à dire… Elle n’a pas vraiment de monologue Belkacem.

La chanson qui vous a suivi pendant le tournage…
O. S.- Forcément, il y a celle de Dutronc (Gentleman cambrioleur, NDLR) qu’on n’arrêtait pas de me chanter, et que j’entendais donc tout le temps. En vérité, on me l’a tellement mise que je ne peux plus l’entendre (Rires). Je n’ose pas trop le dire parce que j’adore Dutronc, mais celle-là je peux plus.
S. B. – (Elle chante) “C’est le plus grand des voleurs, oui mais c’est un gentleman”. Parce qu’il y a une séquence où il était peut-être prévu que je chante, et comme je n’étais pas forcément très familière avec Arsène Lupin, je me l’étais mise en boucle pour essayer de m’en rappeler, et aujourd’hui je l’ai toujours dans la tête quand je pense à Lupin, c’est très désagréable.

Votre rituel avant d’enfiler le costume de Lupin chaque matin…
O. S. – Je faisais comme Zidane : “D’abord la jambe gauche, et puis la jambe droite, toujours, et puis une gorgée de Volvic” (la célèbre publicité ici, NDLR).

La cascade qui vous a fait flipper…
O. S. – Dans l’épisode 1, la scène où on me suspend par le balcon et que je suis dans le vide, et là j’ai flippé. Parce que c’est les premiers jours, on découvre les cascadeurs, on découvre l’équipe… La confiance, ça se gagne, hein (Rires). On regarde ces gars avec qui on n’a jamais travaillés, on voit comment ils bossent… C’est pas comme un saut, ou une bagarre, ou de la conduite, où on maîtrise un peu, là j’étais juste à la merci de l’autre acteur et de la sécurité, j’étais complètement passif. Je n’aime pas trop cette position. Bon, on l’a fait, ça s’est très bien passé et ça a donné le ton pour le reste.

Un fou rire pendant le tournage…
O. S. –
On en a eu plus d’un. Mais dans l’épisode 3, il y a un acteur qui a une voix incroyable. Sauf que quand on le voit, on ne s’attend pas du tout à cette voix. Et quand il m’a parlé pour la première fois, j’ai halluciné et je ne suis pas très bon pour réprimer un fou rire. Alors c’est sorti, et le fait que ça sorte comme ça innocemment, ça l’a fait marrer lui, et puis tout le monde. Et ça a duré un petit moment.
S. B. – C’est le moment des portraits-robots au commissariat. Il y avait des portraits plus ou moins bien faits d’Assane Diop, donc d’Omar Sy, dont un qui n’était pas vraiment flatteur, et en fin de journée, tous fatigués, on s’est retrouvés à ne plus pouvoir être sérieux, au point que le réalisateur n’en pouvait plus. C’était notre premier fou rire tous ensemble.

La tuile pendant le tournage…
O. S. – Le Covid ! Le confinement, on ne l’avait pas prévu. On a fonctionné par blocs, et le Covid est arrivé au milieu d’un bloc. C’était pas pratique. On ne va pas se plaindre, mais c’était la tuile.

Le bon conseil que vous avez reçu…
S. B. –
D’être naturelle, sans doute. Se laisser aller et ne pas penser à l’image qu’on pourrait renvoyer à l’écran. On a souvent tendance à vouloir être bien à l’écran alors qu’en fait on s’en fiche, il faut juste être vrai.

Lupin, dans l’ombre d’Arsène, de Louis Letellier, à voir sur Netflix.

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