Célébrités

Mar-a-Lago, morne plaine : la nouvelle vie morose des Trump en Floride

Pas de répit pour les Trump. Quinze jours après avoir quitté la Maison-Blanche, l’ancien président des États-Unis et son épouse ont posé leurs valises à Mar-a-Lago, leur luxueux complexe hôtelier situé à Palm Beach, pensant sans doute y couler de meilleurs jours. C’était sans compter la mutinerie des membres du club, bien décidés à faire comprendre qu’ils ne voulaient plus rien à voir avec les Trump. La rebellion a débuté par deux banderoles tractées dans le ciel, affichant des messages cinglants («Trump, pire président», «Loser pathétique»), et s’est poursuivie par la remise en cause du droit du couple à occuper sa résidence en continu.

En vidéo, Melania Trump rayonnante et décontractée à son arrivée en Floride

“Un endroit morose”

D’après Laurence Leamer, historienne et auteure de Mar-a-Lago: Inside the Gates of Power at Donald Trump’s Presidential Palace, interrogée par le chaîne MSNBC, Mar-a-Lago serait même devenu «un endroit morose» depuis le retour du couple politique. Cette dernière se serait entretenue avec un certain nombre d’anciens membres du club privé qui seraient «partis discrètement» au moment où le président a perdu les élections.

Durant son mandat, Donald Trump et son épouse y limitaient leurs séjours à un maximum de trois semaines par an. Quand il a fait savoir qu’il comptait s’y installer durablement, les voisins ont décidé de se mobiliser et de contester son droit de vivre sur le domaine qu’il a lui-même transformé en «club privé» autrefois. «Même ici, les gens ne l’aiment pas», a déclaré Laurence Leamer, à propos des résidents de Palm Beach – dont beaucoup avait pourtant voté pour l’homme d’affaires lors de l’élection présidentielle de 2016. «Cela prouve une nouvelle fois à quel point son pouvoir a diminué», a rajouté l’auteure.

Et cette pic envoyée par l’animateur Jimmy Kimmel dans un épisode de «The Bill Simon Podcast», le 24 janvier : «Vous ne pouvez pas vous rendre compte à quel point c’est comique. Tout le monde là-bas a 100 ans.» Avant de conclure : «C’est simplement un endroit calme et terrible. Et maintenant, il (Donald Trump, NDLR) réside dans cet horrible endroit.» Autant de coïncidences qui font écho pour certains aux célèbres vers de Victor Hugo, dans son poème L’Expiation : «Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine…» L’auteur y évoquait la déchéance de Napoléon et son coup d’État du 18 Brumaire…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *