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La grande première de Kim Jones chez Fendi, avec Demi Moore et Kate Moss sur son podium

L’un des défilés les plus attendus de la semaine de la haute couture à Paris a eu lieu ce mercredi : celui de Kim Jones qui, après la disparition de Karl Lagerfeld, a repris les rênes de Fendi aux côtés de Silvia Venturini Fendi. En charge de la haute couture et du prêt-à-porter féminin de la maison romaine, le créateur britannique, également aux commandes de Dior Homme, a présenté sa première collection, bien réelle pour la maison, mais virtuelle pour la saison.

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Défilé Fendi Couture Couture Printemps-été 2021 Paris

C’est d’abord une romance qui transperce le coeur de son défilé : celle entre Virginia Woolf et la poétesse Vita Sackville-West qui inspirera à la légendaire femme de lettres son roman Orlando. C’est aussi toute la sensibilité poétique et sulfureuse du Bloomsbury Group, ce cénacle d’artistes et d’intellectuels mené par Virginia Woolf et sa soeur Vanessa Bell au début du XXeme siècle, qui sous-tend l’esprit du show ensorcelant. “J’aime la façon dont cette famille -et en particulier ces deux soeurs pionnières – a fait avancer les choses, note Kim Jones. “J’admire la façon dont elles ont vécu leur vie, leur liberté et l’art qu’elles ont laissé au monde”. Lui même a fait appel à sa communauté de coeur, quelques prestigieuses amies, pour présenter ses looks couture à l’exquise androgynie. Bella Hadid, Christy Turlington, Demi Moore, Cara Delevingne, Farida Khelfa, Kate Moss et sa fille Lila sont venues spécialement pour lui jouer ces nouvelles héroïnes Fendi.

En vidéo, le défilé Fendi haute couture printemps-été 2021

Accessoires de cheveux en verre de Murano

Elles passent d’un costume de satin à une robe plissée en tulle de soie ivoire, ou rebrodée de perles et de fleurs en verre, dans une fluidité des genres parfaitement orchestrée. Elles s’installent chacune sur le set en double F dans des vitrines en verre comme autant de petits univers suspendus. On regrette de ne pas être plus près pour admirer les draperies inspirées des sculptures en marbre de la galerie Borghèse de Rome, visibles sur les jacquards tissés et les robes en soie rose, ces bottes en satin totalement perlées, ces boucles d’oreilles spectaculaires à la longueur insensée et ces magnifiques accessoires de cheveux en verre de Murano. On aimerait aussi entendre mieux ces extraits de lettres écrites entre Virginia Woolf et Vita Sakville-West récités à voix haute pendant le show. Mais l’esprit romantique opère, même par écran interposé. Surtout quand la reine des reines, Naomi Campbell, clotûre ce premier acte couture dans une majestueuse cape en mosaïque de vison rasé. Vive sa majesté !

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