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Anna-Rose, la fille de Pierre Lescure et Frédérique Fayles-Bernstein, révèle avoir été agressée sexuellement

Une parole qui se libère, mais qui n’est pas toujours suivie de conséquences judiciaires. C’est ce que dénonce, entre autres, Anna Lescure, la fille adoptive de Pierre Lescure et Frédérique Fayles-Bernstein, dans une plainte révoltée. La jeune femme de 22 ans, étudiante en école d’ingénieur après une prépa au lycée Henri IV, s’est saisie de son compte Twitter le vendredi 5 février pour révéler l’agression sexuelle qu’elle dit avoir subie le 5 janvier 2021. Elle livre également son expérience avec la police et la justice, faisant part de leurs manquements dans le traitement des affaires de violences sexuelles.

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“Un an après, rien n’a été entrepris”

La jeune femme a commencé dans une série de sept tweets : «Il y a un an aujourd’hui, j’ai été agressée sexuellement. Ce n’était pas la première fois, mais ce fut la première fois où j’ai eu le courage de porter plainte». Elle enchaîne avec les questions que la policière qui a pris sa déposition lui a posées : «Que portais-je et avais-je eu un comportement aguicheur avec mon agresseur ?». «Je ne comprends toujours pas que cela soit encore demandé aux victimes d’agression sexuelle en 2020, mais soit.»

Malgré sa plainte, la jeune femme dénonce ensuite l’immobilisme de la police. Un an après l’infraction, son agresseur n’a toujours pas été arrêté, alors que son nom est connu. «J’ai tout, semble-t-il, pour mettre un individu dangereux et effrayant hors d’état de nuire : nom, coordonnées, pléthore de témoignages, autres victimes. Mais cela fait un an jour pour jour aujourd’hui que cet homme m’a agressée, et rien n’a été entrepris.»

La fille du journaliste Pierre Lescure continue : «Je ne comprends pas ce qu’il fallait de plus à la police pour faire quelque chose et arrêter un agresseur qui s’est permis de me marquer à vie tout comme trop d’autres femmes qu’il a croisées ce soir-là. Et je suis choquée par cette justice qui se fout de nous.»


Et de conclure son témoignage en déclarant : «Alors quand je crie ACAB (“All cops are bastards”, un slogan anti-police – NDLR) avec toute ma force, croyez bien que je le pense du plus profond de mon être.»

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